Restitution : “Pigeon”
Rat volant, pue du bec. Que disent de nous les pigeons des cités ? «Qui nourrit les pigeons nourrit la résistance» F. Amir
L’Absolu Théâtre
JE 25/06 16:00
La Fabrique de Théâtre
Fallait un type. Un type comme lui. Une sorte de super anti-héros,de fêlé du bocal. Un poète un peu dingue. Un gars comme ça. Sur le trottoir comme ça. Il est tout le temps là. Il parle il parle il parle, c’est dingue comme ce type parle. Du monde on pourrait croire. Parfois je me dis « ouais i’ parle du monde c’est sûr. Il parle des gens. Il parle de nous c’est clair ». Mais à l’entendre, t’as toujours un p’tit doute. Parce qu’il parle que de pigeons. Les pigeons il dit. Les pigeons on voudrait les sortir de la ville. Font pas beaux font pas propres i’ dit. Mais les pigeons voyez ça se décrotte pas. Ca se déloge pas. Ca pousse dans les villes comme la chienlit. Et lui, quand tu lui demandes comment qu’i’ s’appelle, i’ répond toujours : Pigeon.
Infos et réservation : bonjour@fabrique-theatre.be ou Nathalie au 065/61.34.60.
Les restitutions sont l’occasion pour nos résident·e·s de confronter leur travail de création à un public.
Ces événements sont gratuits et accessibles à tous·tes. Après le spectacle, le bar est ouvert: l’occasion d’échanger librement avec les artistes.
Bar accessible (monnaie uniquement).
—
Aurélien Dony et François Heuse reprennent la route pour un nou- veau projet. Après J’aimerais mourir sous un orme et L’oeil du cerf, le poète et le comédien, accompagné de la formidable Pauline Oreins à l’accordéon, s’embarquent dans une aventure aviaire destinée à être jouée partout : dans les rues, dans les écoles, sur le parvis des églises et, allez, pourquoi pas, dans les théâtres et les centres cultu- rels (on peut faire ça au bar, aussi, tiens).
Et ces trois comparses s’emparent de la figure du pigeon pour parler un peu de nos désastres intimes et de nos ruines collectives. Mais fi des désastres et fi des ruines. Gloire au pigeon ! Gloire à la bête informe infirme et dégueulasse. Gloire à ce qui boîte et ce qui trime. Gloire à ce qui roucoule et baise sur le toit de nos villes, dans les anfractuosités du monde et sous le nez de nos fenêtres.
On dit que c’est sale on dit que ça pue. On dit les cités merde sous la merde des pigeons. Les rats volants.
