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Circum Mundi

« Chaque espèce, y compris l’humain, révèle un monde unique façonné par ses sens et son interaction avec l’environnement.»

Crinoline asbl

Circum Mundi est une exploration immersive de la diversité des perceptions du monde vivant. Inspiré par des penseurs tels qu’Ed Yong, Vinciane Despret, Baptiste Morizot et Philippe Descola, ce projet interroge notre relation avec la nature et les autres espèces. Il vise à éveiller l’imagination et à mobiliser le pouvoir créatif pour faire émerger les multiples façons dont les êtres vivants perçoivent et interagissent avec leur environnement. C’est un voyage vers une meilleure compréhension de notre place dans le monde.

Note d’intention

“Avec Circum Mundi, je souhaite explorer la diversité des perceptions du monde vivant, m’inspirant d’auteurs tels qu’Ed Yong, Vinciane Despret, Baptiste Morizot et Philippe Descola. Ed Yong évoque un “monde immense”, Vinciane Despret s’intéresse aux langages décryptés, Morizot relate ses aventures sur les traces du loup, et Descola offre une perspective sur les différentes façons de penser au-delà de l’Occident. Et d’autres lectures à préciser.

Chaque espèce, y compris l’humain, a sa propre vision de la réalité. Le titre fait référence au terme
« Umwelt », un mot allemand signifiant « monde environnant », développé par Jakob von Uexküll. Ce concept désigne le monde subjectif perçu par un organisme, façonné par ses sens et capacités
cognitives uniques. Il ne s’agit pas de l’environnement physique objectif, mais de l’univers sensoriel propre à chaque espèce.
Dans son ouvrage «Milieu animal et milieu humain», Jakob von Uexküll explore le monde sensoriel de la tique, qui est constitué de trois stimuli principaux : l’odeur de l’acide butyrique pour repérer son hôte, la chaleur et le toucher (l’absence de poils) pour localiser un endroit propice à la
nutrition, et enfin, après avoir aspiré le sang, la chute qui déclenche la ponte des œufs.
Cet exemple démontre que l’environnement objectif n’est pas le véritable monde d’un être vivant, mais un « monde propre » (Umwelt) façonné par ses sens et ses interactions.
Ce concept d’Umwelt est fondamental pour comprendre comment chaque espèce perçoit son
environnement de manière unique. Ainsi, ce projet s’inscrit dans une réflexion sur l’interconnexion
entre les espèces et sur l’impact de ces perceptions sur notre relation à l’environnement.

Cette première étape consiste à échanger sur ces idées et à tenir un carnet de propositions et d’observations. Je souhaite explorer le récit à travers divers supports et disciplines, en me posant des questions essentielles : Quel récit allons-nous
créer ? Comment sera-t-il raconté ?

C’est une demande de résidence d’une semaine, dans un bureau afin de commencer l’ouvrage et si
possible selon le calendrier avec Laura Durnez, artiste avec qui j’aime à rêver et surtout clarifier mes pensées”.

Véronique Binst

Résidences

Encrage, Rachel Carson

LU 12 VE 23/06

Circum Mundi

LU 02 VE 06/03