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À l’ombre des marées

ACTUELLEMENT EN RÉSIDENCE. Face aux catastrophes naturelles et humaines, comment rester debout ?

Mizuki Kondo

“Tout au long de la pièce, l’eau monte et n’en finit pas de monter.

Posté.es dans l’abribus de la digue, les enfant.es composent du mieux qu’iels peuvent avec cette urgence qui les dépassent. Il pleut continuellement. C’est une esthétique du sel que nous cherchons, des sensations de la peau qui colle de pluie et de mer, les cheveux qui ne sèchent jamais, les vêtements qui ne sèchent jamais.

Nous garderons une scénographie simple et délabrée, avec un travail poussé sur la lumière et l’ambiance sonore. L’omniprésence de l’eau, par la pluie et les vagues, sera assurée par des systèmes de goutte-à-goutte et de circulation d’eau.

Sur scène, principalement, un abribus comme support de jeu. Il peut servir de promontoire, de cabane, d’îlot quand l’eau monte. Solide et transparent, on voit au travers de ses vitres l’étendue dévastée de la ville, les faisceaux lumineux des lampes d’autres rescapé.es plus ou moins bien intentionné.es.

Nous nous inspirons également du travail de Nathalie Béasse sur Le bruit des arbres qui tombent, afin de générer sur le plateau une impression de mouvement, de vie propre, le plateau comme un grand corps qui respire et protège ces enfant.es.

À l’aide de matériaux bruts, utilisés de différentes manières, les enfant.es traversent la pièce comme on passe une épreuve, de l’eau jusqu’au mollets, jusqu’à la taille, jusqu’au radeau”.

Résidences

À l'ombre des marées

LU 16 VE 20/02